13 mai 2015

Demain j'arrête

Gilles Legardinier • Fleuve Éditions, 2011

⭐⭐⭐⭐☆
Drôle. Tendre. Réconfortant.

Demain j'arrête !
Une lecture pleine de fraîcheur et de bonne humeur. Gilles Legardinier conjugue sens de l'intrigue, humour et personnages attachants dans un roman qui fait du bien sans prétendre réinventer le monde.

Ma rencontre avec Julie

Une pharyngite a parfois du bon. Quelques jours de repos forcé m'ont permis de faire la connaissance de Julie et de passer près de quatre cents pages en sa compagnie.

Sourire, résignation, excitation, tendresse, réconfort, tension... le temps a filé sans que je m'en aperçoive. Une lecture idéale lorsque l'on cherche légèreté, détente et fraîcheur. Si vous êtes en quête d'une grande réflexion philosophique, mieux vaut cependant chercher ailleurs.

Analyse après lecture

Auteur de polars à l'origine, Gilles Legardinier possède un véritable sens de l'intrigue. Mais il est également doté d'un humour communicatif qui rend la lecture particulièrement agréable.

Julie est une héroïne touchante, un peu maladroite mais profondément attachante. Les personnages qui gravitent autour d'elle ne laissent pas indifférent : on les aime ou on les déteste, mais ils existent.

J'ai particulièrement apprécié les nombreux « comme disait ma grand-mère » semés au fil du récit. Ils rappellent l'importance de la transmission et cette façon qu'ont certains êtres de continuer à vivre longtemps dans le cœur de ceux qu'ils ont aimés.

Le procédé qui consiste à faire apparaître les pensées réelles de Julie avant ce qu'elle exprime à voix haute fonctionne très bien. Le décalage entre pensée et parole provoque souvent le sourire.

Ma seule réserve concerne le dénouement de la relation entre Julie et Ric, traité un peu rapidement alors que d'autres passages auraient gagné à être davantage resserrés.

Cela n'empêche pas le roman de laisser une impression très positive. Les remerciements en fin d'ouvrage débordent d'une générosité sincère qui prolonge agréablement l'expérience de lecture.

Extrait

« On gagnerait peut-être à célébrer nos ratages... Plus de podium, plus de fausse gloire, simplement le bonheur d'être vivants, côte à côte. On a probablement plus de regrets que de fiertés à partager. »