David Lelait-Helo • Pocket, 2012
★★★★★
Poignant. Beau. Tendre.
Un texte traversé par l'amour, la perte et l'absence. Une œuvre bouleversante dont la tendresse continue à résonner longtemps après la dernière page.
La rencontre
C'est chez Filigranes que ce livre a croisé mon chemin. Une couverture bleutée, un titre intrigant et la promesse d'un « plaisir Filigranes garanti » auront suffi à éveiller ma curiosité.
Je craque. Je croque.
Lecture de Poussière d'homme
C'est durant ma convalescence, après une opération, que j'ai ouvert ce roman en espérant me changer les idées.
Le pari fut largement tenu.
À peine la dernière page tournée, j'avais déjà envie d'y retourner. Plus encore : j'éprouvais le besoin presque urgent d'en parler.
J'ignorais tout de ce récit. Et pourtant ses lignes continuent aujourd'hui encore à résonner en moi.
Il raconte l'histoire d'un homme confronté à la perte de l'être aimé. Une histoire intime. Universelle. Déchirante.
David Lelait-Helo réussit ici l'exploit d'approcher l'indicible. Sa langue est simple, musicale, profondément humaine. Chaque phrase semble portée par une tendresse immense.
Durant ma lecture, mes yeux se sont souvent remplis de larmes. Je pensais accompagner l'auteur dans sa douleur. Finalement, ce sont ses mots qui m'ont accompagnée dans la mienne.
Et c'est peut-être cela la littérature lorsqu'elle touche juste.
Mon ressenti
Ce roman m'a marquée bien davantage que son successeur Sur l'épaule de la nuit.
Parce qu'il parle de ce que nous avons tous peur de vivre : l'absence. Cette maladie qui semble toujours n'arriver qu'aux autres jusqu'au jour où elle entre dans notre vie.
Je ne saurais dire si Poussière d'homme est un grand livre au sens académique du terme.
Je sais seulement qu'il m'a profondément touchée.
Et je crois que certaines lectures valent précisément pour cela.
Rencontre avec David Lelait-Helo
Après avoir refermé le roman, j'ai eu envie d'en savoir davantage sur son auteur. Son regard sur les êtres humains, sa délicatesse et sa lucidité m'ont immédiatement donné envie de poursuivre la découverte de son œuvre.
C'est ainsi que Sur l'épaule de la nuit a rejoint ma bibliothèque quelques jours plus tard.
Extraits
« L'absence est physique, elle s'inscrit dans le corps. Perdre l'autre, c'est vivre en exil et n'avoir plus, dans son pays, entre les mains, qu'une infime poignée de terre. »
« La douleur, ce sont tous ces mots que l'on accroche entre eux pour trouver un sens à une absence qui n'en a aucun. »